AVC Campagne 2025

ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL : Comment réagir ?

Chaque minute compte !

Contre les AVC, les acteurs de la santé se mobilisent pour informer le public et sauver des vies. Troisième cause de mortalité, deuxième cause de démence, première cause de handicap acquis chez l’adulte, l’accident vasculaire cérébral (AVC) peut être combattu plus efficacement avec une meilleure information du public.
Notre association Cœur d’Occitanie a été sollicitée par l’Agence Régionale de Santé d’Occitanie et s’associe avec elle pour organiser des actions de sensibilisation sur cette maladie au cours des mois à venir.
Face à l’accident vasculaire cérébral, un diagnostic précoce et une prise en charge rapide permettent de réduire la mortalité de 30%, ainsi que le risque de séquelles et leur gravité. C’est pourquoi il est essentiel d’apprendre à tout citoyen à reconnaître les signes d’alerte d’un AVC et de lui indiquer la marche à suivre :
Appeler le 15
Chaque jour en Occitanie, 40 personnes sont victimes d’un Accident Vasculaire Cérébral (AVC), 20 resteront lourdement handicapées et 5 décèderont. L’AVC est une urgence vitale entrainant un déficit neurologique lié à des lésions cérébrales d’origine vasculaires.
La capacité du patient et de son entourage à identifier les signes d’alerte est un levier de progrès majeur, car selon le type d’AVC, des traitements efficaces existent, mais ils ne peuvent être administrés que dans les 4h30 qui suivent le début de l’AVC. Mieux connaître cette maladie est donc la première arme pour mieux la combattre.
Qu’est-ce qu’un AVC ?
Un accident vasculaire cérébral survient lorsque la circulation sanguine dans ou vers le cerveau est interrompue, soit par un vaisseau sanguin bouché (AVC ischémique : 80% des cas), soit par déchirure d’un vaisseau sanguin provoquant une hémorragie dans le cerveau (AVC hémorragique : 20% des cas).
Il s’agit de la :
• Première cause de handicap acquis chez l’adulte, avec des patients qui gardent des séquelles lourdes,
• Deuxième cause de déclin intellectuel,
• Troisième cause de mortalité en France (40 000 morts), mais la première cause de mortalité chez les femmes.
Les séquelles peuvent être très lourdes pouvant aller jusqu’à une perte d’autonomie. Il s’agit de difficultés pour parler (aphasie), écrire ou lire. Sur le plan de la mobilité, les séquelles les plus fréquentes sont des difficultés à marcher, à utiliser le bras ou la main, allant parfois jusqu’à l’hémiplégie. Le patient peut, par ailleurs, garder des difficultés de l’attention, de concentration ou de mémoire.
La bonne nouvelle est que la prévention est efficace : surveillance de la tension artérielle, meilleure hygiène de vie (alimentation équilibrée, activité physique régulière).
COMMENT PRÉVENIR UN AVC ?
La prise en charge de certains facteurs de risque diminue le risque d’AVC. Les principaux facteurs de risques sont modifiables, d’où l’importance de leur dépistage et de leur prise en charge :
• La pression artérielle élevée
• Le tabagisme
• La fibrillation auriculaire (des battements de cœur irréguliers)
• Le diabète
• Un taux élevé de cholestérol.
Adopter un mode de vie plus sain contribue également à diminuer le risque d’AVC
• limiter la consommation d’alcool
• avoir une activité physique régulière
• manger plus sainement et réduire sa consommation de sel.
Les symptômes qui doivent alerter :
L ’AVC se manifeste par l’apparition brutale d’un des signes suivants :
• Faiblesse musculaire ou paralysie d’un côté du corps : bras et/ou jambe
• Déformation de la bouche
• Troubles du langage avec difficultés soudaines à parler ou impossibilité d’articuler, propos incohérents ou confus, difficultés à se faire comprendre ou à comprendre
Même si les signes disparaissent en quelques minutes, il peut s’agir d’un Accident Ischémique Transitoire (AIT). C’est un signe précurseur d’un AVC, il s’agit d’une urgence : 

À chaque minute qui s’écoule avant le traitement, le patient victime d’un AVC perd en moyenne 1,9 million de cellules cérébrales.
L’AVC n’est pas une fatalité, des traitements existent mais ils doivent être mis en place dans des délais très courts et des unités de prise en charge spécialisées. Évitez de vous rendre aux urgences de vous-même. Faites le 15, le professionnel au téléphone vous orientera vers la prise en charge la plus rapide car chaque minute compte.